Harlez

Vit et travaille à Bruxelles et à Erquelinnes

Depuis la seconde moitié des années ’90, cet artiste, initialement cinéaste, s’investit dans la réalisation d’une impressionnante série de « Notre-Dame ». « Au départ, dit-il, mon propos était de représenter la femme à tous les âges de la vie. De là j’ai glissé au concept de la femme symbolique. La figure de la madone qui nous est si familière est l’héritière des déesses mythologiques (…). La Vierge Marie a conservé certains traits propres à Isis, tels le serpent et le croissant de lune. Dans l’univers catholique les Notre-Dame bienfaisantes sont légion et on leur attribue souvent des pouvoirs miraculeux. Mes Notre-Dame se détournent de leur image traditionnelle car je leur fais exprimer les tensions de la vie contemporaine ou des thèmes éternels comme la souffrance, l’intolérance, la précarité de la vie. »

C’est donc à une réinterprétation des codes du culte des madones et des saintes (souvent variantes des « Notre-Dame ») que procède Jean Harlez. Pour leur réalisation cet artiste invite des femmes qu’il connaît à poser nue devant son objectif. Il les entoure ensuite d’objets récupérés, de moulages, de photomontages ou encore d’éléments mobiles ou lumineux où chaque élément fait sens.

Réalisateur de cinéma  de 1955 à 1993 (documentaires et fictions documentées), Jean Harlez se consacre depuis à sa série de « Notre-Dame ». Certaines d’entre elles ont été exposées en Belgique, principalement à la Galerie Koma à Mons et en Hollande.

Jean Harlez, Mons, Galerie Koma, 2005